Perso / Trop bonne, trop conne…

Hello mes petites paupiettes ! Ce soir je reviens vers vous avec un article confession. Je sais que vous appréciez les articles perso, et croyez moi ces prochaines semaines il va y en avoir. J’ai envie et besoin de partager certaines choses avec vous, je suis dans une période de changements et d’évolution. Cet article au titre très explicite je l’ai en tête depuis des mois, voir même des années. Je vais vous parler de mon plus gros défaut, celui qui m’a causé le plus de soucis jusqu’ici.

Trop naïve

Comme disais ma grand mère bon et bête ça commence par la même lettre. Cela s’applique parfaitement à mon cas. Pas que je sois particulièrement stupide, loin de là même, mon QI est normal je vous rassure… Mais je suis naïve, et surtout gentille. Trop bien souvent. Je donne, je fais confiance, j’aide, par ce que je crois que le partage ne nous diminue pas, bien au contraire il nous élève. Et puis j’ai toujours souffert d’un manque de confiance en moi, je doute souvent de ce que je suis, de ce que je vaut, alors j’en fait trop. Pour plaire aux autres, pour être aimée. Je vais redoubler d’attentions, et proposer mon aide, pour être utile. Voilà exactement où est le problème ! Je donne sans limite, ma confiance, mon amitié, mon amour, mes contacts, mes conseils etc… Lorsque j’agis de la sorte je ne vois pas une seconde le mal, je ne vois pas l’autre se servir de moi, non moi je pense que l’autre est comme moi. Gentil, honnête et généreux. Bien sur il ne faut jamais donner en espérant recevoir, mais tout de même, n’importe qui aime que l’on renvoie l’ascenseur. Malheureusement, et je l’ai appris bien des fois à mes dépends, les autres sont rarement notre miroir, rarement à la hauteur de ce que l’on attend d’eux. Voilà la déception qui pointe le bout de son nez, et avec, bien malgré moi la tristesse. Pire que ma naïveté, malgré ma « grande bouche » j’ai horreur du conflit, et je n’ose jamais m’imposer et remballer ceux qui se comportent mal. Un cercle vicieux qui jusque là était sans fin.

L’enfer c’est les autres 

Notre cher Sartre l’avait pourtant écrit en 1943, l’enfer c’est les autres. Jusque là je pensais que l’humain était bon et altruiste. Malheureusement cette espèce là est en voie de disparition. Aujourd’hui, et encore plus dans le milieu professionnel dans lequel j’évolue, la « blogosphère » rare sont les personnes qui ne cherchent pas leur propre intérêt. La personne qui te fréquentera sans attendre de prendre un peu de ta popularité, de tes contacts. La personne qui te demandera comment tu vas, pour ensuite pouvoir cracher son venin à qui aura les oreilles aussi sales que sa bouche. La personne qui te complimentera tout en rêvant de te dépasser… Car c’est de cela qu’il s’agit, de concurrence, de rivalité. Comme cela est triste, comme cela me peine, comme cela est ridicule. Mais surtout comme cela est fréquent. La jalousie est bien le pire des défauts, et il pousse les gens aux comportements les plus avilissants. Des ami(e)s, des collègues, des connaissances, qui donnent l’impression d’être heureux dans leur vie, de se réjouir de tes réussites, mais qui au fond crèvent d’envie de t’arracher un bout de ton bonheur qui leur est insupportable. C’est perfide, subtile, parfois presque invisible, cela se cache dans un regard, dans une parole, un souffle, une action. Mais une chose est sure, c’est vous qui donnez aux gens le pouvoir de vous traiter de la sorte. C’est vous est seulement vous qui fixez les limites, c’est vous qui devez dire stop.

Le jour où j’ai dit non 

Ce genre de comportements me blessaient tellement. Je me demandais sans cesse pourquoi, qu’avais-je fais pour mériter ça, pour me faire encore avoir. Moi qui essayais de contenter tout le monde, de plaire à tout le monde. Pour moi dire non c’était décevoir l’autre. Et puis il y a eu la fois de trop, le déclic, le besoin de me protéger, l’instinct… Ce jour où j’ai compris que c’était moi qui permettais aux autres de me blesser, de rentrer dans ma vie, de me « voler », de me décevoir. Ce jour où j’ai décider de dire stop, le jour où j’ai décidé de dire non. Quelle libération ! Comment ai-je pu me torturer de cette manière, comment ai-je pu être aussi faible et me laisser faire toutes ces années ? Depuis cette prise de conscience les choses ont changé, certaines personnes se sont interrogées « T’as changé », « Mais d’un coup tu te prends pour qui? » « Mais t’es tendue en ce moment ! », non non juste je ne dis plus oui à tout, juste j’ai posé mes limites. Et franchement ça fait un bien fou !!!

Evidemment je n’ai pas changé, je suis toujours là même, et j’aime toujours autant donner, seulement maintenant je fais plus attention. Je ne suis pas rancunière, car c’est moi seule qui est laissé cette situation s’installer, c’est moi qui est donné ce pouvoir aux autres. Aujourd’hui j’ai juste décidé de le reprendre, et je me sens beaucoup mieux ainsi. Il m’aura fallu 31 ans pour arrêter de culpabiliser.

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2 Commentaires

  1. Jessflosachouroro
    28 mars 2019 / 20 h 46 min

    Je me demande si tu n as pas écris ce texte pour moi … alors juste merci ! Je me reconnais dans chaque mot dans chaque acte …

  2. Kathy
    28 mars 2019 / 21 h 53 min

    Oh comme ça fait du bien de lire cet article confession .
    Je suis dans le même cas sauf que j’ai finit par devenir impulsive et je me renferme chez moi car trop déçue trop dégoutée trop pleurer trop remise en question !!
    La j’ai besoin de me faire ma bulle pour m’introspecter et changer dans ma vie ce qui ne va pas et les habitudes qui ne me correspondent plus . Je dois reprendre du poil de la bête . Je finis par faire des crises d’angoisse si violente que je ne peux aller travailler car j’ai peur , peut d’être entourée de plein de gens de devoir encore plaire et que ca ne marche pas une fois de plus et que je dois encore être rabaissée ridiculisée incomprise et étiquetée . je ne souhaite à personne de se retrouver seule face à ce monde sans famille et avec peu de repères tout en étant naïve et sensible et douce et gentille avec la main sur le coeur car l’être humain à perdu tout sens réel de sa place sur terre et de ses valeurs . J’ai lue cette phrase un jour et elle me va parfaitement : » plus j’apprends à connaître l’être humain plus j’ai envie de me rapprocher des animaux. »

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